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Certes, les taux d’intérêt des crédits immobiliers continuent leur ascension commencée depuis mi-décembre, mais à regarder de près les différents baromètres, force est de constater que le coût moyen du crédit est simplement revenu à son niveau du début de l’été 2016.

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Crédit immobilier : la hausse n’a pas impacté la solvabilité des emprunteurs

Selon les dernières données de l’Observatoire Crédit Logement, les taux d’intérêt des crédits immobiliers ont atteint en moyenne 1,56 % (toute durée confondue et hors coût des garanties), contre 1,55 % un mois plutôt, soit une hausse d’à peine 10 points de base.

Pour rappel, depuis mi-décembre, les barèmes progressent et ils ont repris plusieurs points de base en quelques mois, mais l’essentiel de cette tendance haussière s’est déroulée en février 2016. Selon les spécialistes, la hausse des taux d’intérêt des financements à l’habitat reste donc modérée et n’a guère impacté la dynamique du marché, ni la solvabilité des emprunteurs.

En d’autres termes, la tendance haussière des barèmes n’est pas spectaculaire, d’autant que sur certaines durées de remboursement, les coûts moyens du financement à l’habitat ont même à nouveau reculé, selon les réseaux d’intermédiaire bancaire.

Rachat de crédit et prêt immobilier : les taux restent stables

Selon les intermédiaires bancaires, plus de la moitié des barèmes reçus ces derniers jours sont en hausse, mais très limitée. Tandis que la plupart des barèmes sur des courtes durées sont en légère baisse.

Pour les spécialistes, cette diversité tient au fait que les prêteurs qui ont atteint ou dépassé leurs objectifs commerciaux continuent lentement de réviser à la hausse leur taux. En revanche, les banques qui sont en retard ou qui souhaitent reconstruire leur marge, continuent de réduire leur barème, mais de façon très raisonnée.

Par ailleurs, les observateurs relèvent également la stabilisation des coûts du financement à l’habitat et ce malgré un net recul des barèmes sur les marchés obligatoires ces derniers jours. Pour le moment, les prêteurs n’ont pas encore répercuté cette hausse dans leurs grilles. Toutefois, les intermédiaires bancaires ont fait état de barèmes stables, avec des ajustements plus ou moins marqués selon les profils emprunteurs et les projets de financement (acquisition, rachat de prêt).

Comme en juillet 2016, il est encore temps de faire racheter son crédit

Malgré la stabilité des taux d’intérêt et des conditions de financement toujours attractives, l’activité du crédit immobilier marque le pas. Selon les statistiques publiées par la Banque de France, la production de prêt à l’habitat a baissé en avril pour le troisième mois consécutif.

Pour les spécialistes, la principale cause de cette baisse est la diminution des opérations de rachat de crédit dont la part au sein de nouveaux prêts est passée de 59,9 % en février à seulement 49,9 % en avril. Pourtant, comme au début de l’été 2016, cette opération bancaire reste toujours intéressante pour les emprunteurs souhaitant optimiser leurs finances.

En fait, avec des taux historiquement bas depuis des années et malgré la hausse actuelle, les rachats de prêt peuvent encore être utiles pour ces centaines de milliers d’emprunteurs. Certaines statistiques montrent que de nombreux crédits immobiliers en cours peuvent encore faire l’objet d’un rachat de crédit avec de gains substantiels sous certaines conditions.