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Dans le cadre d’un crédit ou d’un regroupement de crédit, il est désormais possible d’opter pour une autre assurance que celle proposée par son organisme prêteur. Ce changement de contrat d’assurance permet de faire baisser le coût de son crédit.

Actualité Crise

Minimiser le coût de son financement grâce à l’assurance emprunteur

Depuis le 26 juillet 2014, avec la loi Hamon, un emprunteur peut négocier son offre de prêt en faisant jouer la concurrence sur les contrats d’assurance emprunteur.

Cette possibilité met en évidence, les marges de manœuvre pour optimiser son projet de crédit en agissant directement sur ce que coûte l’assurance emprunteur qui peut représenter jusqu’à 30 % du coût total du crédit (selon les profils).

Aujourd’hui, rien n’oblige l’emprunteur à accepter la couverture d’assurance vendue avec son emprunt. Selon les récentes études, un emprunteur non-fumeur et jeune (moins de 45 ans), peut facilement diviser le coût de son assurance emprunteur par deux en optant pour une autre couverture adaptée à son profil et à ses finances (la délégation d’assurance).

Toutes ces démarches ont été rendues possibles grâce à la loi Hamon relative à l’assurance emprunteur qui vise à faire baisser les primes d’assurance emprunteur, mais cette loi semble avoir une faille.

Assurance-crédit : la faiblesse de la loi Hamon

En complément des offres de prêts ou de regroupement de crédits accordées aux particuliers, les organismes prêteurs vendent près 80 % des contrats d’assurance emprunteur (contrat de groupe). Ce marché a représenté en 2013 près de 6 milliards d’euros.

Pour favoriser la concurrence, la loi Hamon donne à l’emprunteur un délai d’un an suivant l’octroi de son crédit pour trouver une couverture adaptée à sa situation. Ce dispositif semble avoir un point faible, les nouvelles couvertures doivent être aussi bonnes sinon supérieures à celles proposées par l’établissement prêteur.

Dans son principe, le texte de loi est louable, mais présente une faiblesse non négligeable. L’organisme prêteur peut refuser le nouveau contrat d’assurance si les nouvelles couvertures proposées ne sont pas équivalentes aux siennes.

En fait, les contrats d’assurance sont très complexes et peuvent révéler des franchises ou certaines exclusions qui peuvent facilement amener le prêteur à considérer que la nouvelle couverture est moins protectrice et par conséquent la refuser.

La principale question que se posent les spécialistes est de savoir si les organismes prêteurs appliqueront la loi Hamon dans son interprétation réelle ou s’ils respecteront son principe.