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Selon une récente enquête, 61 % des Français dépassent la limite autorisée par leur banque au moins une fois par an. Les consommateurs sont même 25 % à le faire tous les mois.

Actualité Finance

Le découvert touche toutes les classes sociales

Désormais, le découvert bancaire n’est plus considéré comme une fatalité dans l’hexagone, d’autant plus que 60 % des Français ont une autorisation de dépassement, selon une récente enquête.

Plus cher, mais facile d’accès, le découvert bancaire est un crédit à la consommation à part entière. Contrairement aux idées reçues, ce phénomène touche toutes les classes sociales.

Il est devenu une habitude, un style et un choix. De nombreux Français préfèrent être en découvert tous les mois que de toucher à leur épargne. Toutefois, une inégalité subsiste, alors que ce phénomène ne concerne que 16 % des ménages les plus aisés tous les mois, il touche près de 30 % des ménages gagnant moins de 1 500 euros nets par mois.

Par ailleurs, l’étude montre également qu’un Français sur quatre (toutes les classes sociales et catégories socioprofessionnelles confondues) dépasse sa limite de découvert autorisé au moins une fois par mois, une véritable mine d’or pour les établissements bancaires.

Hausse de l’encours des découverts : un gouffre financier pour les Français

Si le découvert bancaire est devenu normal, voir banal,  il faut savoir qu’il coûte cher aux clients, mais rapporte beaucoup aux établissements bancaires. Selon la Banque de France, les comptes courants des Français étaient débiteurs d’environ 7,6 milliards d’euros au 1er trimestre 2016, soit une hausse de plus de 22 % en seulement 10 ans. Un gouffre financier pour les ménages, mais une véritable source de revenus pour les banques.

A savoir qu’un découvert bancaire est un crédit à la consommation à très court terme accordé à un client. Très peu risqué pour les prêteurs, son taux d’intérêt est compris entre 8 % et 16 % en cas de dépassement autorisé, mais peu aussi monter jusqu’à 20 % en cas de dépassement non autorisé.

Même si le législateur a renforcé la réglementation des découverts bancaires en plafonnant certains tarifs, la plupart des banques se sont alignées à la hausse sur les tarifs légaux. Depuis le début de l’année, le coût des dépassements représente environ un tiers des tarifs que les établissements bancaires réclament à leurs clients.